Retrait brusque mais doux

Des fois on croit que, on hésite longtemps, on finit par craquer. Et puis on se rend compte que non, ça ne le fait pas. Quelle(s) que soi(en)t la ou les raisons, ça ne le fait pas. Pas ou plus envie, pas le moment, pas le temps, pas l’élan, trop compliqué.

À vrai dire un sentiment de violer l’espace me dérangeait depuis quelques temps. Voyeuse mal à l’aise. La situation n’était pas très saine, il y avait comme un poids. Je me sentais lourde avec mon regard numérique. L’espionnage – entre guillemets, évidemment – est définitivement plus confortable quand l’Autre n’en a aucune idée.

J’ai opéré une stratégie de repli, sans animosité ni agressivité, pour ne plus être tentée et pour redevenir discrète. Rectifié un ou deux trucs pour la même raison, pas tout quand même.

Honnêtement, pas sûre que ça suffise, j’ai le sentiment de m’apprêter à entrer dans un tunnel oppressant. Mais il m’a semblé voir un écho à ce sentiment d’étrangeté vaguement pesante, et ça pourrait m’y aider.

Je me sens triste. J’éloigne volontairement une source énergisante, électrisante, évidemment touchante sinon on n’en serait pas là, parce que je sens que ça me serait difficile de rester dans les parages.