Représentation

Au sujet de la dernière séance.

J’ai eu l’impression qu’en ne rebondissant que sur la toute première partie de ce que je disais, ce sur quoi je m’étais le moins appesantie parce que ça ne me travaillais pas, mais ce dans quoi je remarquais que ce qu’il m’avait dit la séance précédente m’avait fait du bien durablement, il choisissait volontairement le point qui lui permettait de se sentir supérieur à moi, utile, celui sans qui je n’aurais pas trouvé la réponse – alors que je savais qu’elle m’avais effleurée la semaine précédente, je le lui avais dit, mais il n’a pas ancré cette réflexion en lui, comme s’il préférait rester sur l’idée que seule je n’y serais pas parvenue. Peu importe ici que ce soit faux ou vrai, que je n’y sois pas parvenue seule.

Ce qui importe, et ce qui me permet de me distancier de ce ressenti pas très éloigné de mes anciens « je suis nulle, misérable », c’est de comprendre que c’est moi qui ai l’impression qu’il veut conserver sa supériorité. Je ne suis en réalité pas dans sa tête. C’est ma tête qui me dit ça.

C’est dont là-dessus qu’il faut que je me penche : ma certitude à moi qu’il se sent supérieur et qu’il ne veut pas que je l’oublie. Autrement dit, ma certitude à moi qu’il m’est supérieur.

Car c’est ma certitude. Mon interprétation.

Et que je me concentre dessus. Et sur le fait que quand cette certitude bascule dans le mode émotionnel (ou névrotique), je le vis encore mal.

Laisser un commentaire